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 "Le reflet de ce que l'on désire le plus au monde" [ Dragomir Mulciber ]

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MessageSujet: "Le reflet de ce que l'on désire le plus au monde" [ Dragomir Mulciber ]   Lun 4 Juil - 13:04

"Le reflet de ce que l'on désire le plus au monde"






    Il se faisait tard. La nuit était tombée depuis deux bonnes heures, et le repas lui semblait déjà bien loin derrière moi. Je regardai l'horloge pendue au dessus de la cheminée. 22h38. Je soupirai, et reportai mon attention sur l'ouvrage parfaitement calligraphié qui se trouvait devant mes yeux. Assise à une des tables de la salle commune des serdaigles, je lisais avec une grande attention le récit de la guerre des gobelins. Cela me fascinait, les guerres, l'histoire de chacun, j'aimais en apprendre d'avantage sur le passé des espèces qui peuplaient notre monde magique. En fait, j'étais bien heureuse d'être à serdaigle, il y avait ici des gens qui partageaient comme moi une réel passion pour l'histoire, pour l'apprentissage de divers choses. L'astronomie par exemple. Bon nombres de gens trouvaient cela inutile, mais moi j'en étais émerveillé. Les étoiles, les constellations, tout était si...magique dans ce ciel couleur d'encre. J'inspirai longuement, et fermai les yeux. La fenêtre à ma gauche était ouverte, et laissait passer une brise légère qui me fit d'abord frissonner. C'était agréable. Un peu de fraîcheur, alors que cet été avait été très chaud et sec. Je n'aimais pas l'été, je préférais largement l'hiver, et l'automne. Quand les feuilles tombent des arbres et tapissent les rues de couleurs chaudes, une sorte de mélange de marron, jaune et orange. Oh, et puis la neige ! Ce long manteau blanc qui recouvrait les plaines et les toits des maisons. Un hiver à Poudlard...c'était magnifique.

    Un craquement me fit sursauter. J'ouvris les yeux brusquement, mais fus soulagée de constater que ce n'était que le feu qui crépitait dans la cheminée. Hyptnotisée par les langues de feu qui dansaient entre les bûches, je me perdis dans le fil de mes pensées. Mais la réalité ne tarda pas à me rattraper, car je sentis quelque chose monter sur mes genoux, et des griffes se planter dans la peau laiteuse de mes cuisses. J'eus un bref sursaut. Ce n'était que Pam, mon chat. Un magnifique persan blanc aux yeux bleus clairs, avec un museau écrasé - propre à cette race de chat - qui me regardait d'un air ennuyé. Je passais ma main dans son pelage impeccable et souris. Je ne tardais cependant pas à le faire descendre, car ses griffes me faisaient mal. Il n'y avait aucun tissu qui séparait les pâtes de Pam de ma peau. La chemise de nuit que je portais avait quelque peu remonté lorsque je m'étais assise. Je déposai Pam par terre et me levai. Aussitôt, le vêtement d'un blanc immaculé descendit jusqu'à mes genoux ; c'était une vieille chemise de nuit qui appartenait à ma mère adoptive lorsqu'elle avait mon âge, elle a de longues manches larges qui pendent à chacun de mes bras, et un décolleté profond - que j'avais pris soin de cacher par une cape verte en velours qui me tenait chaud - . J'adorais cette tenue, c'était léger - certes un peu transparent - et il y avait toujours l'odeur de ma mère dessus. Je fermai mon livre, et le pris sous le bras avant de me baisser pour attraper Pam. Hélas il n'était pas du même avis, car il s'enfuit en courant vers le portrait

    - Pam..., maugréai-je en posant à nouveau le bouquin sur la table avant de poursuivre ce maudit chat.

    Le sale animal s'était frayé un chemin par le portrait lorsqu'un élève de septième année était entré. Je ne pris pas la peine de le saluer - je le connaissais seulement de vue - et sortis dans le couloir. Je pointai ma baguette devant moi, et prononçai un "Lumos" pour y voir plus clair. Je vis une queue disparaître au bout du couloir, et me précipitai. Après l'avoir coursé jusqu'au quatrième étage, j'abandonnais. Ce chat allait avoir ma peau s'il continuait ! J'enrageai. Il ne payait rien pour attendre. Soupirant, je me retournai, prête à retourner à ma salle commune, mais lorsque je rebroussai chemin, mon regard se posa sur une porte lourde et massive. Je m'en approchai, intriguée. C'est drôle je ne l'avais jamais remarqué auparavant. Avait-elle toujours été là ? Bien sur que oui ! Elle n'était pas apparue comme par magie Sephy enfin !

    Je passai une main sur les motifs en bois sculptés qui décrivaient des arabesques sans fins sur le devant de la porte. C'était vraiment très beau. Mes yeux se posèrent ensuite sur la poignée si tentante. Je vis mon reflet à l'intérieur, et la seconde d'après je me décidai à poser mes doigts dessus, la tournant et poussant ainsi la porte. Je me glissai à l'intérieur de la pièce. C'était une grande salle, vide. Ou presque...

    J'avançai doucement, de grandes fenêtres laissaient filtrer la douce lumière de la lune, et mon teint ne devait en être que plus pâle. De hauts piliers montaient jusqu'au plafond, et au milieu de cette pièce, un escalier menait tout droit...à un miroir. Je n'avais jamais vu de si grand et impressionnant miroir. Il était splendide, avec un cadre doré avec des moulures. Je descendis les escaliers, impatiente de m'en approcher. Une inscription était gravée sur le dessus. "Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej". Je n'y comprenais rien, évidemment. Mais un sentiment étrange s'empara de moi. Je n'eus pas le temps de baisser mon regard sur le reflet que me renvoyai le miroir, car un bruit derrière moi me fit me retourner...
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MessageSujet: Re: "Le reflet de ce que l'on désire le plus au monde" [ Dragomir Mulciber ]   Mer 6 Juil - 1:01


Un croissant de lune illuminait le passage du Serpentard en cette fin de soirée, suivant la silhouette de l'homme dans l'obscurité, changeant et implacable. Sa démarche était calme et posée, bien que ce dernier éprouvait de la hargne, et ce, depuis tôt dans la mâtiné. Il ne fallait pas se laisser tromper à la vue de cet homme, car malgré ses airs calme celui-ci était bien plus qu'énervé. Il se savait instable, l'acceptait et vivait ainsi. Tantôt il avait terriblement envie de sexe, après l'idée de tabasser le premier inconnu l'inspirait et ensuite le désir de foutre le camp à l'extérieur et ne jamais revenir le tenaillait. Il se questionnait quelques fois, mais il détestait ce genre de comportement qui le poussait bien souvent à faire plus de conneries que nécessaire. Mulciber désirait être quelqu'un et non seulement un être humain dénué de toute volonté et d'avenir n'ayant plus comme lubie de servir plus fort que sois. L'idée de devenir cet homme, cette perspective à laquelle vouait son père tant de mérite le répugnait et l'enrageait. La lettre qu'il avait reçu le matin même l'avait pratiquement anéantit dans son bonheur des dernières semaines passer loin des nouvelles de son paternel. Déjà celui-ci le destinait serviteur de son maître, mais en plus il venait de lui faire savoir qu'il allait se devoir, comme tout bon Sang pur, de marier une sorcière du même sang que lui. Si elle était belle ? Il s'en fichait. Cette parfaite inconnue avait beau porter du D et posséder des lèvres pulpeuse de suceuse, jamais il ne pensait pouvoir supporter une fille choisi par ses parents. Il ne savait toujours pas quoi lui répondre! L'idée de l'envoyer se faire voir lui avait sembler alléchante, même jouissif, mais les conséquences serait bien trop grande. Il se voyait déjà encerclé par une bonne dizaine de ses copains de Serpentard lui demandant ce qu'il ne comprenait pas dans la nécessité de s'unir à une Sang pur. Son père ne viendrait jamais en personne lui reprocher ses choix, mais faute de temps il préférait certainement destiner la tâche à plus persuasif que lui. Dragomir savait pertinemment qu'il était capable de jouer dans son dos, monter les gens contre lui, l'amener à prendre les mêmes décisions que lui car il en avait décidé ainsi et peut lui importait les désirs réels de son fils. Son père était un vraie détraqué! et lorsqu'il était question de faire prendre des décisions à une personne, il savait se montrer plus que convaincant; Dragomir avait déjà plus que goûté à ses sortilèges de persuasion.

Au final, ce dernier se retrouvait hors de son dortoir, bien loin hors de son dortoir, à jurer en silence et maudire la fatalité de lui avoir légué un abruti de père pareil. Le couvre feu était passé, il le savait et il s'en fichait. Mulciber s'amuserait même beaucoup avec le premier venu qui lui reprocherait son escapade nocturne... et ce, bien même s'il s'agissait du directeur. Vraiment, à cet instant le Serpentard avait réellement besoin de se changer les idées, car se plonger dans la hargne n'était définitivement pas son truc. Quelle réponse voulait-il au juste ? S'il acceptait gentiment, il saurait qu'il osait encore lui mentir effrontément, Dragomir n’acceptant jamais rien sans protester. Au contraire, s'il lui vidait le fond de sa pensé sur papier, adieu les semaines de tranquillité, il aurait bientôt même son meilleur ami sur le dos, il en était convaincu. Il préférait éviter toute réponse pour l'instant, mais il savait qu'il se devrait d'en donner une prochainement, son père ayant spécifier qu'il attendait avec impatience le résultat de son opinion sur la question... de quoi lui donner encore plus le goût de cracher ce qu'il pensait de ces prises de décisions. Plongé, je dirais même noyé, dans ses pensés, Dragomir se perdait peu à peu dans les couloirs du château. Il avait beau être un grand solitaire à ses heures perdues, jamais il n'avait parcouru cette partie de l'établissement, ou du moins, il n'en avait aucun souvenir. Il faut avouer que bien souvent il n'était pas réellement apte à se rappeler quoi que ce soit les nuits où il arrivait de se perde, résultat peu fructueux de ses soirée d'ivresse. Ce fut certainement pourquoi il n'avait jamais remarqué cette porte. Une porte aussi étrange se voie facilement pourtant, mais non lui ne s'en rappelait pas le moins du monde. Va savoir pourquoi, il choisi de s'en approcher question de peut-être surprendre quelques imbéciles qui tentaient de planifier un mauvais coup ou de se taper quelques filles car, voyez-vous, la porte en question était déjà bien entrebâillée. Dragomir n'était pas curieux de nature, mais emmerdeur né ça oui!

Pourtant, lorsque ce dernier poussa le battant de la porte, il n'entendit personne et se fit rapidement à l'idée que la pièce devait être vide, sans âme qui vive à qui bousillé un peu la soirée. Une fois entrer, il se reprit toutefois sur son jugement voyant aussitôt une jeune fille, seule et légèrement vêtue. On aurait bien dit que la journée s'arrangeait, mais son regard se porta alors sur ce qu'elle regardait. Un grand miroir trônait au milieu de la vaste pièce. Le Serpentard s'avança de quelques pas, question de mieux distinguer les étranges écriture et d'observer un peu mieux l'inconnue aux longues jambes. Il se questionna soudainement sur la taille de son bonnet et se croisa les bras l'air amusé; peut-être se ferait-il un bon coup ce soir. Ce qui alors lui permettrait de faire passer toute sa rage dans quelque chose d'un peu plus passionnant que la rédaction d'une stupide lettre. Du moins, c'est l'idée que caressait Dragomir jusqu'à ce que la jeune fille se retourne finalement dans sa direction. Celle-ci planta rapidement ses regard dans le sien, n'ayant visiblement pas prit trop de temps à le reconnaître. Toutefois, celui-ci eu un peu de mal ou, du moins, désirait l'emmerder royalement.

- On se connaît ?

Il avait presque eut l'air crédible avec ses sourcils froncés et son air faussement ahuri, mais le sourire pervers qui se dessina sur ses lèvres se voulait être porteur d'un tout autre message.

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MessageSujet: Re: "Le reflet de ce que l'on désire le plus au monde" [ Dragomir Mulciber ]   Jeu 7 Juil - 21:15

    Il était apparu...là. Devant moi se trouvait sûrement la plus redoutable vermine que cette école pouvait compter. Dragomir Mulciber. Serpentard dans l'âme, psychopathe jusqu'au plus profond de son être, et incroyable pervers. Charmant n'est-ce pas ? J'aurais tout fait pour ne pas me retrouver en sa compagnie déplaisante, mais il était là, bien là. Mes yeux se rétrécirent lorsqu'ils le repérèrent à quelques mètres de moi, en haut des escaliers. Et si j'avais été un animal, j'aurais probablement retrousser les lèvres, dévoilant mes dents, et me serais tenu en position pour être prête à lui sauter dessus afin de lui arracher se sourire stupide de son visage. Moi ? Le détester ? Non ! C'était bien plus que cela. Il me dégoûtait, me donnait envie de vomir. Rien que sa façon de respirer m'énervait, et ce n'était pas tant par ses airs supérieurs que par son arrogance, non c'était surtout par ses actes. Il terrorisait, persécutait, et pourrissait la vie de tous ceux qui à ses yeux de sang-pur dégénéré n'étaient pas digne d'utiliser la magie. Bon nombres de mes amis au sang "impur", comme il disait, avait subis sa colère et ses idéaux vieux de l'âge de pierre. Je ne comprenais pas qu'on puisse encore croire aujourd'hui que les enfants nés de parents moldus étaient moins capable de magie que ceux nés de sangs-purs. Le sang n'avait rien à voir là dedans, tant que l'on est un sorcier ! Et puis, ils pensaient tous - ou presque - que les sorciers sont des êtres supérieurs. Avoir des pouvoirs magiques ne nous donnent pas le droit de négliger la vie de ceux qui en sont dénués. Mais au fond, je les plaignais, tous ces petits serpentards descendants de grandes familles de sangs-purs. Quel lourd héritage familial n'est-ce pas ? Destiné à servir une cause pour laquelle on n'est pas toujours en phase. Mais ça n'excusait pas tout, certainement pas ! et surtout dans le cas de Mulciber. Regardez, Sirius Black avait bien renié ses origines, et même si sa famille le considérait comme un traitre à son sang, il avait eu le courage de défendre ses propres principes. On ne pouvait pas en dire autant de serpentards trop peureux pour affronter leurs paternels... mais qui suis-je pour les juger hein ? Ils ne faisaient que martyriser de pauvres élèves innocents après tout, pas de quoi s'alarmer...
    Le sale vert fit en plus semblant de ne pas me reconnaître. Le mufle ! Il savait très bien qui j'étais, il avait essayé de me séduire à une époque, et n'y étais toujours pas arrivé depuis. Comment en aurait-il pu être autrement ? Moi, et...lui ? Dans un même lit ? Merlin, j'aurais préféré me faire pendre que de ne serait-ce le laisser poser un doigt sur moi ! Enfin, depuis le jour où il s'est pris un refus monumental de ma part, son égo de mâle dominant semble en avoir prit un mauvais coup, et malgré mes refus il continue d'essayer. Pourquoi nier l'évidence ? Je ne ferais jamais rien avec ce type.

    - On se connaît ? dit-il, feignant la surprise.

    Ben tiens ! Son sourire pervers en disait long sur ses intentions malsaines ! Je pris un air mauvais, croisant mes bras sur ma poitrine, en profitant pour me cacher de ses yeux bleus clairs.

    - J'aurais aimé te répondre non, assénai-je. Mais hélas, je crains d'avoir déjà croisé ta face de rat, pour mon plus grand déplaisir.

    Ca n'allait pas lui plaire, j'en étais certaine, et c'était tant mieux. Je n'avais pas peur de lui, il n'était qu'une brute épaisse qui se croyait invincible. Quelle prétention ! Quelle arrogance ! Je ne le supportais pas. Sa nature sadique et malsaine ressortait par tous les pores de sa peau. Je le regardai alors plus attentivement, et repris tout aussi agressive.

    - Qu'est-ce que tu fais là Mister Hyde ? le provoquai-je avec un sourire moqueur.
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